Votre enfant refuse, s’agite, négocie, s’énerve ou explose face à une demande qui vous paraît pourtant simple. Et très vite, vous cherchez à comprendre ce que ce comportement veut dire.
Est-ce de l’opposition ? De l’anxiété ? Un besoin de garder le contrôle ? La peur de ne pas y arriver ? Un manque de sens ?
Le problème, c’est qu’un comportement d’enfant HPI ne donne pas directement son explication. Deux enfants peuvent réagir de la même manière pour des raisons très différentes.
C’est exactement ce que je regarde avec les parents que j’accompagne : non pas seulement ce que fait l’enfant, mais le mécanisme qui peut alimenter ce comportement dans cette situation précise.
Parce qu’avant de chercher quoi faire, il faut encore comprendre à quoi l’on est réellement en train de répondre.
Un même comportement peut raconter des choses très différentes
Quand un enfant refuse une demande, nous avons naturellement tendance à chercher une explication à ce que nous voyons.
« Il s’oppose. »
« Il veut décider de tout. »
« Il cherche à me provoquer. »
Mais ce sont déjà des interprétations.
Prenons quelque chose de très banal : vous demandez à votre enfant de venir mettre la table et il refuse.
Ce refus peut effectivement être une manière de s’opposer. Mais il peut aussi apparaître parce que votre enfant était absorbé par une activité et vit difficilement la transition. Parce qu’il ne comprend pas pourquoi il doit interrompre ce qu’il fait maintenant. Parce qu’il a l’impression de ne jamais pouvoir décider de son temps. Parce qu’il est inquiet de ne plus avoir suffisamment de temps ensuite pour faire quelque chose qui compte pour lui. Ou encore parce que la demande touche une difficulté que vous n’avez pas identifiée.
Le comportement est le même : il refuse. Le mécanisme qui l’alimente peut être complètement différent.
Le comportement est ce que vous voyez, pas encore ce que vous avez compris
C’est ce que représente l’Iceberg Essentiel® dans la Méthode Essentiel®.
Au-dessus de l’eau se trouve ce qui est immédiatement accessible : les cris, le refus, l’agitation, les négociations, la colère ou l’opposition.
Mais cette partie visible ne nous permet pas, à elle seule, de savoir ce qui se passe sous la surface.
Et c’est là que je trouve important de rester prudente, y compris avec ce que nous savons du HPI. Connaître certaines difficultés fréquemment rencontrées par les enfants à haut potentiel permet d’ouvrir des pistes. Cela ne permet pas de décider que cet enfant-là réagit nécessairement pour cette raison-là.
Dans la Méthode Essentiel®, l’Iceberg n’est donc pas là pour remplacer une interprétation par une autre.
Il rappelle simplement quelque chose d’essentiel :
ce que votre enfant fait est une information. Ce n’est pas encore une explication.
« Il me défie » : quand l’interprétation du parent devient l’explication
Je vais vous prendre un exemple.
Sophie a un fils de 11 ans, Lucas, qui peut avoir des comportements assez débordants. Il s’agite, s’énerve facilement, discute beaucoup certaines demandes et peut vite partir dans l’opposition.
Quand Sophie est venue me voir, elle avait déjà une explication assez claire de ce qui se passait : Lucas la défiait et elle manquait probablement d’autorité.
Et franchement, je comprends comment elle en était arrivée là.
Vous demandez quelque chose à votre enfant, il proteste. Vous redemandez, il s’énerve. Vous insistez, il argumente encore. Au bout d’un moment, vous finissez forcément par vous dire : « Bon, il sait très bien ce que je lui demande, là. Il cherche quoi exactement ? »
Sauf qu’à partir du moment où vous êtes convaincue qu’il vous défie, vous commencez aussi à regarder ses réactions à travers cette explication.
C’est exactement le rôle de ce que j’appelle les Lunettes Essentiel® : repérer les lunettes avec lesquelles on regarde déjà la situation avant même d’avoir essayé de la comprendre.
Remplacer une interprétation par une autre ne nous avance pas beaucoup
Avec Sophie, je ne suis donc pas partie de : « Lucas ne vous défie pas. Il est anxieux. »
Je n’en savais rien.
Et elle non plus.
On aurait simplement remplacé une explication par une autre.
On a plutôt regardé Lucas : son tempérament, sa personnalité, les moments où ces comportements apparaissaient, les situations dans lesquelles ils étaient plus forts et celles dans lesquelles ils ne l’étaient pas.
Et là, une hypothèse a commencé à apparaître.
Typiquement, quand Sophie lui demandait de faire sa part des tâches dans la maison, Lucas pouvait s’agiter, protester et donner l’impression qu’il refusait simplement de faire ce qu’on lui demandait.
Sauf qu’en regardant plus finement ce qui se jouait pour lui, on s’est rendu compte qu’il pouvait aussi être très inquiet de savoir combien de temps la tâche allait lui prendre et s’il aurait encore suffisamment de temps ensuite pour faire ce qu’il aimait.
Vous voyez la différence ?
Le comportement visible n’avait pas changé.
Sophie disait : « Viens faire ça. »
Lucas protestait.
Mais entre « il me défie » et « cette demande vient peut-être activer chez lui une inquiétude autour du temps », on ne regarde plus du tout la même situation.
Ça ne veut pas dire que l’anxiété expliquait tout. Ça ne veut pas dire non plus que chaque fois qu’un enfant proteste pour faire une tâche ménagère, il faut partir chercher une anxiété cachée quelque part. On finirait vite par faire des dissertations sur chaque panier de linge, et je ne suis pas certaine que ce soit le projet.
Ce qui est intéressant, c’est le mécanisme.
Sophie était partie d’une certitude sur ce que le comportement voulait dire. En élargissant le regard, nous avons pu construire une autre hypothèse avec elle, à partir de ce qu’elle connaissait réellement de son fils.
C’est là qu’intervient le Traducteur Essentiel® : pas pour annoncer au parent ce que le comportement signifie, mais pour éviter de confondre trop vite ce que l’on observe avec l’histoire que l’on raconte autour.
Parce qu’un refus peut être un refus.
Mais ce qui l’alimente, ça, il faut encore le comprendre.
Comprendre un comportement, ce n’est pas lui trouver une excuse
Il y a une phrase que l’on entend beaucoup en parentalité : « Derrière chaque comportement, il y a un besoin. »
Je comprends ce qu’elle cherche à rappeler : ne pas s’arrêter à ce que fait l’enfant et essayer de comprendre ce qui se passe pour lui.
Là-dessus, je suis d’accord.
Mais je trouve la phrase un peu trop simple.
« Derrière chaque comportement, il y a un besoin » : vraiment ?
Parce qu’à vouloir absolument trouver le besoin derrière chaque comportement, on risque finalement de refaire exactement ce que l’on cherchait à éviter : interpréter trop vite.
Un enfant qui refuse peut effectivement chercher à retrouver un peu de pouvoir sur sa vie. Mais il peut aussi être anxieux à l’idée du temps que la demande va lui prendre, ne pas comprendre le sens de ce qu’on lui demande, avoir peur de ne pas réussir, vivre difficilement une transition, être frustré… ou plusieurs de ces choses à la fois.
C’est pour ça que, dans la Méthode Essentiel®, je préfère considérer le comportement comme un message maladroit qui doit être décodé, plutôt que comme la preuve qu’un besoin précis se cache forcément derrière.
Et il y a une deuxième confusion que je trouve importante.
Chercher à comprendre un comportement ne signifie pas qu’il devient acceptable.
Votre enfant peut avoir une très bonne raison d’être furieux. Ça ne signifie pas que vous êtes d’accord pour qu’il casse quelque chose, insulte son frère ou vous hurle dessus.
Les deux questions peuvent parfaitement coexister :
Qu’est-ce qui se joue pour lui ?
et
Est-ce que la manière dont il l’exprime est acceptable pour moi ?
C’est exactement la même distinction que lorsque je parle des émotions : reconnaître l’émotion de son enfant ne signifie pas abandonner la limite que l’on avait posée.
Décoder n’est donc pas excuser. Et comprendre n’est pas autoriser.
C’est simplement refuser de faire disparaître un comportement sans s’être demandé auparavant ce qu’il était peut-être en train de nous raconter.
Et si le comportement était aussi une expérience dont l’enfant peut apprendre ?
Comprendre ce qui se joue derrière un comportement est important. Mais je ne pense pas que le rôle du parent soit ensuite d’empêcher son enfant de vivre toutes les conséquences de ce comportement.
Prenons quelque chose de très concret.
Votre enfant se met en colère et casse un objet. Vous pouvez chercher à comprendre ce qui s’est passé pour lui à ce moment-là, ce qui a déclenché sa colère et pourquoi elle a pris cette forme.
Mais à la fin, il reste quand même un objet cassé.
Et cette réalité fait aussi partie de l’expérience.
Réparer ce qui peut l’être demande peut-être du temps. Remplacer l’objet peut avoir un coût. Selon l’âge de l’enfant, sa situation et ce que ses parents considèrent juste, il pourra être concerné d’une manière ou d’une autre par cette réalité.
Ce n’est pas une punition inventée pour lui apprendre à ne plus recommencer. C’est ce que son comportement a produit.
Le Parent Guide Essentiel® n’apprend pas à la place de l’enfant
C’est une distinction à laquelle je tiens beaucoup.
Je ne crois pas que le rôle du parent soit de diriger suffisamment son enfant pour qu’il fasse toujours le choix qui lui évitera une expérience désagréable.
Prenons les devoirs. Si votre enfant décide de ne pas les faire, vous pouvez l’alerter sur ce qui risque de se passer le lendemain à l’école. Mais dans certaines situations, ce qui va se passer ensuite lui appartient aussi.
Et parfois, c’est justement l’expérience qui permet d’apprendre quelque chose que vingt minutes d’explications n’auraient pas permis de comprendre.
Le Parent Guide Essentiel®, tel que je le conçois, est là pour aider l’enfant à prendre conscience de ce que ses choix peuvent produire, pas pour prendre systématiquement le contrôle de ses choix à sa place.
Puis il y a l’après.
Qu’est-ce qui s’est passé ? Qu’est-ce que l’enfant en retient ? Est-ce qu’il ferait quelque chose différemment une prochaine fois ? Peut-être que oui. Peut-être que non.
Là encore, on ne peut pas apprendre à sa place.
Évidemment, cela ne signifie pas qu’un enfant doit pouvoir faire toutes les expériences possibles sous prétexte qu’elles lui apprendront quelque chose. La sécurité passe en premier. Le parent intervient aussi lorsque les conséquences impliquent d’autres personnes, lorsqu’il estime que son enfant n’a pas encore les compétences nécessaires pour y faire face ou simplement lorsque ce qui se passe dépasse ce qui est acceptable pour lui, au regard de ses valeurs et de ses limites.
C’est aussi pour cela qu’il n’existe pas de réponse universelle.
L’enfant compte dans l’équation. Le parent aussi.
Pourquoi je ne donne pas une réponse toute faite à un comportement
À ce stade, vous pourriez vous attendre à ce que je vous donne une sorte de grille.
Si votre enfant refuse, regardez ceci.
S’il crie, vérifiez cela.
S’il s’oppose, essayez plutôt ça.
Je ne vais pas le faire.
Pas parce qu’il n’existe rien à comprendre ou rien à faire, mais parce que la même réponse ne peut pas être juste pour tous les enfants et toutes les familles.
On l’a vu avec Lucas. Son opposition pouvait notamment être alimentée par une inquiétude autour du temps. Chez un autre enfant qui aurait exactement le même comportement, nous aurions peut-être construit une hypothèse complètement différente.
Et même si deux enfants vivaient la même difficulté, ça ne suffirait toujours pas à déterminer ce que leurs parents devraient faire.
Parce que le parent fait lui aussi partie de la situation.
Comprendre l’enfant ne suffit pas, il faut comprendre la relation
C’est précisément pour cela que la Méthode Essentiel® ne part pas d’un comportement pour lui associer une solution.
Les Lunettes Essentiel® permettent d’abord de regarder les interprétations avec lesquelles nous arrivons dans la situation. L’Iceberg Essentiel® nous rappelle ensuite que le comportement visible n’est qu’une partie de ce qui se joue. Le Traducteur Essentiel® permet de construire des hypothèses plutôt que de décider trop vite de ce que le comportement signifie.
Et seulement après vient la Boussole Essentiel®.
Pas pour donner « la bonne réponse », mais pour déterminer dans quelle direction regarder à partir de ce que nous avons compris.
Parce qu’une intervention doit tenir compte des besoins et des compétences de l’enfant, bien sûr, mais aussi de ce qui est possible pour ses parents, de leurs besoins, de leurs valeurs et de ce qu’ils considèrent acceptable dans leur famille.
Puis il reste le Parent Guide Essentiel® : cette place où le parent n’essaie pas de contrôler toutes les expériences de son enfant, mais reste suffisamment présent et aligné pour l’accompagner dans ce qu’il apprend de ses choix.
C’est finalement toute la logique de la Méthode Essentiel® :
ne pas chercher trop vite quoi faire, quand on n’a pas encore compris ce qui se joue.
Et c’est aussi la raison pour laquelle vous ne trouverez pas ici une liste de cinq solutions pour « gérer les comportements difficiles d’un enfant HPI ».
Je ne connais pas votre enfant.
Je ne connais pas encore ce qui se joue chez lui.
Et je ne connais pas non plus ce qui est juste et tenable pour vous.
Vous donner une réponse précise en faisant comme si ces informations n’avaient pas d’importance serait assez contradictoire avec tout ce que je viens de vous expliquer.
Et chez votre enfant, qu’est-ce qui se joue vraiment ?
Si vous arrivez à la fin de cet article en vous disant : « D’accord, mais alors comment savoir ce qui se joue chez mon enfant ? », c’est assez logique.
Je peux vous montrer ici les mécanismes possibles. Je peux vous expliquer pourquoi un refus n’est pas forcément de l’opposition, pourquoi un comportement visible ne suffit pas à comprendre ce qui l’alimente ou pourquoi chercher systématiquement un besoin derrière chaque réaction peut parfois nous faire passer à côté de la situation.
Mais je ne peux pas vous dire, à partir d’un article, ce qui se joue chez votre enfant.
Et je crois que c’est important de ne pas faire semblant du contraire.
Votre enfant a son tempérament, ses compétences, ses inquiétudes, ses expériences et sa manière bien à lui de réagir à ce qu’il vit. Et vous arrivez vous aussi dans la relation avec vos besoins, vos limites, vos valeurs et tout ce que vous avez déjà essayé.
C’est précisément pour cela que j’ai créé le Décryptage Essentiel®.
Nous partons d’une situation concrète qui vous pose problème et nous la regardons avec les outils de la Méthode Essentiel® pour construire des hypothèses sur ce qui peut réellement se jouer chez votre enfant et dans vos interactions.
Pas pour vous donner une nouvelle recette à appliquer.
Mais pour que vous arrêtiez de chercher quoi faire avant d’avoir compris à quoi vous êtes réellement en train de répondre.
FAQ : comprendre le comportement d’un enfant HPI
Pourquoi mon enfant HPI s’oppose-t-il à certaines demandes ?
Il n’y a pas une seule réponse à cette question.
Deux enfants HPI peuvent refuser exactement la même demande pour des raisons complètement différentes. L’un peut vivre difficilement la transition qu’elle impose, l’autre avoir peur de ne pas réussir, manquer de sens, chercher à retrouver un peu de pouvoir sur ce qui lui arrive ou être inquiet de ce que cette demande va changer pour lui.
C’est justement pour cela que « il s’oppose » décrit ce que fait votre enfant, mais ne nous dit pas encore pourquoi il le fait.
Le HPI peut nous permettre d’ouvrir certaines hypothèses. Il ne permet pas de traduire automatiquement le comportement d’un enfant.
Comment savoir ce qui se cache derrière le comportement de mon enfant ?
Je commencerais par me méfier de la première explication qui vient.
Pas parce qu’elle est forcément fausse, mais parce qu’elle reste une hypothèse.
C’est ce que nous avons vu avec Sophie et Lucas : « il me défie » semblait cohérent avec ce que Sophie observait. C’est en regardant Lucas plus largement, son tempérament, sa personnalité et les situations dans lesquelles son opposition apparaissait qu’une autre hypothèse a pu émerger.
Un comportement prend du sens lorsqu’on le replace dans le fonctionnement global de l’enfant et dans son contexte.
Et même à ce moment-là, je préfère parler d’hypothèse plutôt que de vérité sur l’enfant.
Comprendre son comportement signifie-t-il que je dois tout accepter ?
Non.
C’est probablement l’une des confusions qui me gênent le plus.
Vous pouvez comprendre pourquoi votre enfant est furieux et considérer que la manière dont il exprime cette colère n’est pas acceptable pour vous.
De la même manière, reconnaître l’émotion de votre enfant ne signifie pas forcément abandonner la limite que vous avez posée.
Comprendre permet de donner du sens au comportement. Cela ne fait pas disparaître vos propres limites, vos besoins ou vos valeurs.
Faut-il toujours protéger son enfant des conséquences de ses comportements ?
Je ne le pense pas.
Certaines expériences permettent justement à l’enfant de découvrir ce que ses choix et ses comportements produisent réellement, puis d’en tirer quelque chose.
Mais là encore, impossible d’en faire une règle du type « laissez-le assumer les conséquences et il apprendra ».
La sécurité de l’enfant reste prioritaire. Il faut aussi tenir compte des conséquences pour les autres, des compétences dont l’enfant dispose pour faire face à ce qui va se passer et de ce qui est acceptable pour ses parents.
C’est précisément là que le Parent Guide Essentiel® retrouve toute sa place : accompagner l’enfant dans ses expériences sans prétendre pouvoir les vivre, les comprendre ou apprendre à sa place.
Pour aller plus loin
Un comportement ne prend pas son sens tout seul. Il s’inscrit dans un fonctionnement plus large, mais aussi dans une relation et dans un contexte. Selon ce que vous observez aujourd’hui chez votre enfant, certains sujets méritent donc d’être approfondis.
Accueillir l’émotion ou maintenir la limite : comment réagir avec un enfant HPI ? : parce que comprendre ce qui se joue derrière une colère ou une frustration ne signifie pas forcément modifier ce que vous aviez décidé.
Enfant HPI et opposition : comprendre avant de chercher à faire obéir : pour aller plus loin lorsque les refus, les négociations ou les rapports de force prennent beaucoup de place dans votre quotidien et comprendre pourquoi l’opposition ne raconte pas toujours la même chose.
Pourquoi les crises de mon enfant HPI se répètent-elles malgré tous mes efforts ? : pour regarder ce qui peut entretenir la répétition d’une crise, même lorsque vous avez déjà essayé beaucoup de choses pour l’éviter ou l’apaiser.
Comprendre les émotions de l’enfant HPI : pour approfondir ce qui se joue lorsqu’une émotion prend beaucoup de place et mieux distinguer ce que votre enfant ressent de la manière dont il l’exprime.
